• La campagne de l'APF pour dire "Non aux dérogations !"

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    Alors que la proposition de loi Paul Blanc, ouvrant la brèche aux dérogations à l’accessibilité, va passer en seconde lecture à l’Assemblée nationale le 28 juin, un rapport vient d’être rendu par le sénateur Eric Doligé proposant des mesures pour atténuer les obligations d’accessibilité aux collectivités locales.
    L’APF conteste plusieurs propositions de ce rapport qui remettent en cause les fondements de la loi handicap de 2005, voire même de l’approche de l’accessibilité depuis plus de 30 ans ! Dans ce rapport les personnes en situation de handicap sont considérées comme des citoyens de seconde zone ; les personnes à mobilité réduite n’ont-elles pas le droit d’accéder par la même entrée comme tout le monde ?
    La vie des personnes en situation de handicap selon Eric Doligé se réduit donc à accepter de passer par les locaux à poubelles et les sous-sols, aller à l’école dans la commune d’à côté ou d’être servi sur le trottoir…
    L’APF s’oppose vivement à ces tentatives répétées de dérogations et de remise en question de l’accessibilité et appelle à une mobilisation générale avec une campagne sous forme d’interpellation des parlementaires et de pétition : Des bâtons dans les roues : http://www.desbatonsdanslesroues.org/
    Pour lire et télécharger le communiqué de presse

  • sous représentativité du handicap sur le petit écran

    Le Conseil Supérieur de l’audiovisuel a remis le 7 juillet 2011 un rapport au Parlement sur la représentativité des diversités dans la communication audiovisuelle. Bilan qui fait état d’une sous représentativité du handicap sur le petit écran.

    Une présence quasi-inexistante du handicap sur les antennes est pointée du doigt par l’institution. Dans son nouveau rapport, le CSA souligne que la diversité à la télévision n’est pas le reflet de la société Française.  Tendre vers une meilleure représentativité est le rôle de cet observatoire coprésidé par Rachid Arhab,  ancien journaliste à France Télévisions. Des chiffres qui restent malgré tout en berne concernant les non-blancs, la parité mais surtout sur la question du handicap. Seules 0,4% des personnes apparaissant à l’écran en 2010 étaient handicapées, un chiffre bien loin des attentes du comité. Un comble pour des chaînes qui ne cessent de mettre en avant le caractère médiatique du handicap quand cela peut leur être profitable.

    L’optimisme reste de mise

    Selon Rachid Arhab, la programmation des chaines de télévisions Françaises ne joue pas encore le jeu de la diversité. « On ne peut plus accepter que les personnes handicapées soient cachées à la télévision » a-t-il déclaré. Des efforts conjoints devront être réalisés entre les médias audiovisuels afin de tenir leurs engagements en matière de lutte des discriminations. Objectif premier pour le paysage audiovisuel Français, sensibiliser les rédactions d’informations et les responsables de la programmation. En guise d’encouragement, des labels de qualité en la matière ou encore des  « bons points » pourraient être décernés aux chaines les plus méritantes. A noter tout de même, quelques améliorations pour certaines chaînes comme TF1 avec la nomination d’un responsable « Diversité-handicap » ou encore pour BFM TV qui réalisera deux fois par mois une étude quantitative sur la diversité à l’antenne par le biais de son observatoire interne. Un retard de la France sur ces voisins Européens que souligne Michel Boyon président du CSA. Reste à savoir si les engagements pris seront tenues quand on sait que le rapport de 2009, mettait en avant un pourcentage des plus scandaleux, soit 0,2 % de personnes en situation de handicap représenté à la télévision, reste plus qu’à faire la soustraction pour comprendre que l’évolution reste quasi nulle.

    Eric Delsaut (http://www.vivrefm.com/podcast/cat/news/)

  • Un Japonais en situation de handicap visite le Mont-Saint-Michel à l'aide d'un robot

    actu_8287_vignette.jpegLE MONT-SAINT-MICHEL (Manche),  (AFP) - Un Japonais infirme de 49 ans a réalisé mardi matin son rêve de visiter le Mont-Saint-Michel en parcourant les ruelles et les nombreux escaliers du site, porté par un homme aidé d'un robot d'assistance musculaire.

    Seiji Uchida ne peut plus marcher depuis un accident de moto survenu il y a 27 ans, et il était transporté sur le dos d'un homme ayant endossé une sorte de combinaison robotique, le robot HAL (Hybrid Assistive Limb). Plaqué le long du corps d'une personne, cet "exo-robot" de 25 kilos lui donne des forces surhumaines. Alimentée par une batterie, la structure extérieure HAL, qui entoure le dos, suit les jambes et les bras, est bardée de capteurs. Ces derniers détectent le signal d'activation des muscles humains émanant du cerveau.

    L'ensemble se met en mouvement, grâce à des micromoteurs, et prend en charge le travail musculaire requis pour porter une masse, marcher ou monter des escaliers. "Je souhaite montrer à mes enfants qu'avec un handicap on peut affronter tout ce qu'on veut", a affirmé à la presse, souriant, M. Uchida, qui n'"abandonne pas l'idée de remarcher un jour".

    Arrivé au sommet de l'abbaye après une ascension d'une heure trente entamée vers 8h00 sur un Mont encore désert, rythmée par quelques pauses, M. Uchida a admiré la vue, en riant, se disant "très heureux".

    "Je voudrais que le Mont Saint-Michel reste comme il est et que les handicapés puissent le visiter", a dit M. Uchida, vêtu d'un tee-shirt portant l'inscription "je ne l'abandonne jamais", en français. M. Uchida, qui est notamment président de l'association de curling pour les personnes handicapées au Japon, était accompagné de sa femme et de ses quatre enfants. Par la suite, il a l'intention de visiter le maximum de sites classés, grâce au robot HAL.

    Joyau de l'Occident médiéval, construit sur un îlot rocheux au milieu de grèves immenses soumises au va-et-vient de puissantes marées, à la limite entre la Normandie et la Bretagne, le Mont-Saint-Michel est inscrit au Patrimoine mondial depuis 1979.

    La firme japonaise Cyberdyne, créée par un grand roboticien nippon, avait annoncé en octobre 2008 que le HAL allait faire ses premiers pas commerciaux dans des hôpitaux pour aider le personnel de soins à porter les malades.

    Vu sur http://www.handirect.fr/

  • Rapport de l'Observatoire interministériel de l'accessibilité et de la conception universelle

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    A l’heure où le concept même d’accessibilité universelle est remis en cause une nouvelle fois dans le rapport Doligé, l’Observatoire interministériel vient de livrer son tout premier rapport quant à l’accessibilité et à la conception universelle.

    Ce rapport de 255 pages, disponible en libre téléchargement dans sa version numérique PDF, est structuré autour de 19 fiches thématiques et 68 préconisations portant sur les secteurs :

    - du « cadre bâti, »
    - de la « voirie et des transports« ,
    - de la « culture, du tourisme et des sports« ,
    - des « nouvelles technologies, des moyens de communication et d’information
    - de la constitution d’un centre de ressources sur l’accessibilité,
    - des réflexions méthodologiques sur le recueil de données statistiques.

    Les principales conclusions de ce premier rapport ont été présentées par Mme Sylvie Desmarescaux, présidente de l’Observatoire interministériel de l’accessibilité et de la conception universelle, lors de la Conférence nationale du handicap du 8 juin 2011.

    Au sommaire du rapport :

    - Accessibilité des services de transport
    - Éléments statistiques une approche de la réalité des démarches d’accessibilité en quelques chiffres
    - Analyse par thématiques
    - Conclusion
    - Récapitulatif des préconisations

    Le champ d’étude de ce rapport interministériel se caractérise par un manque criant en matière de données (ce qui avait fait apparaître la nécessité de créer un Observatoire), dans la mesure où la loi de 2005 n’a pas prévu de remontées d’information obligatoires de la part des acteurs ou des administrations.

    Les attentes des associations représentatives des personnes handicapées et la volonté des pouvoirs publics se sont rencontrées pour construire une grande loi sociétale sans aller jusqu’à intégrer les moyens de l’évaluation des objectifs assignés. Cette dimension, pourtant essentielle pour permettre un suivi des politiques menées, est totalement absente.

    Enfin, n’oublions pas que ce rapport vise deux missions essentielles :

    - Evaluer l’accessibilité et la convenance d’usage des bâtiments d’habitation, des établissements recevant du public, des lieux de travail, de la voirie, des espaces publics, des moyens de transports et des nouvelles technologies.

    - Recenser les progrès réalisés et d’identifier les obstacles à la mise en oeuvre des dispositions de la loi du 11 février 2005 en matière d’accessibilité et les difficultés rencontrées par les personnes handicapées dans leur cadre de vie.

    A l’heure où différents lobbies ou opérateurs n’ont de cesse de remettre en cause le principe d’accessibilité universelle, cette publication n’en prend que plus de « saveur ».

    ( Sur base d’informations également publiées sur : http://www.developpement-durable.gouv.fr )

    Vu sur http://www.handimobility.org/

  • PCH et APA : l'Etat n'a pas à financer la croissance des dépenses sociales des départements, selon le Conseil constitutionnel

    Le Conseil constitutionnel a rejeté, jeudi 30 juin, les requêtes de plusieurs départements qui exigeaient de l'État la compensation financière d'allocations de solidarité nationale – entre autres, l’allocation personnalisée pour l’autonomie (APA) et la prestation de compensation du handicap (PCH) - dont ils ont la charge financière.

    Les sages ontT4-salle_seance_1286527837.jpg estimé que « les ressources qui doivent être attribuées aux collectivités territoriales en contrepartie de leurs nouvelles charges doivent être équivalentes aux dépenses qui étaient celles de l'État à la date du transfert, sans considération pour l'évolution ultérieure de ces dépenses ». Autrement dit, les départements doivent se débrouiller pour financer l’augmentation des dépenses, après le transfert. Ce qui est loin d’être une mince affaire. La « charge nette » des dépenses sociales départementales, c'est-à-dire ce qui reste effectivement à la charge des conseils généraux après apports financiers de l'État et de la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA), a augmenté de 5,9%, pour atteindre près de 22,7 milliards d'euros. En dix ans, elle a presque doublé (+92%).

    La loi précise toutefois que pour l’APA et la PCH, la charge nette ne peut être supérieure à un pourcentage, fixé par voie réglementaire, du potentiel fiscal de chaque département. En cas de dépassement de ce pourcentage, les dépenses allant au-delà de ce seuil ne sont pas à leur charge. Maigre consolation pour les élus locaux, le conseil constitutionnel a estimé qu’il « appartient au [gouvernement] de fixer ce pourcentage à un niveau qui permette que ne soit pas dénaturé le principe de la libre administration des collectivités territoriales », et de prendre, si nécessaire, les « mesures correctrices appropriées ».

    « Nous n'allons pas en rester là, loin s'en faut », a prévenu Claudy Lebreton, le président de l'Assemblée des départements de France. Il envisage un recours auprès de la Cour européenne de justice, estimant que le gouvernement ne respecte pas la Charte de l'autonomie locale que la France a signée. F.S

    Vu sur FaireFace